La commercialisation d’un médicament pour le petit cochon

Prevtec Microbia Inc.,
Sainte-Hyacinthe, Québec

La réussite dans le domaine des biotechnologies est difficile à obtenir. Bien que les sociétés nouvelles effectuent généralement de passionnantes recherches menant à des technologies novatrices, la réussite commerciale des produits exige de gros moyens, et on le comprend aisément quand on connaît la durée et le coût de l’obtention des approbations gouvernementales.

Par conséquent, quand une technologie produite dans une université canadienne donne naissance à une entreprise commerciale couronnée de succès, il faut fêter ça! Cela prouve aux chercheurs qui travaillent dur dans les établissements de recherche que leur travail est non seulement source d’évolution, mais aussi de rentabilité. L’entreprise Prevtec Microbia Inc., auteure du vaccin porcin Coliprotec, une réussite commerciale, en est un exemple parfait.

Les données de recherche qui ont mené à la création de l’entreprise de santé animale ont été élaborées dans le Laboratoire de référence pour Escherichia coli (EcL) de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Ce laboratoire, déjà réputé comme le seul en son genre à avoir les compétences pour faire rapport à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) au sujet des flambées épidémiques d’E. coli liées aux animaux, travaillait à un vaccin devant empêcher les porcelets sevrés de contracter la diarrhée. Toutefois, jusqu’à ce que la société privée de biotechnologie Prevtec Microbia essaime de celui-ci, il n’était pas prévu d’offrir aux éleveurs de porcs les avantages de cette substance positive pour le rendement, qui devait pourtant leur donner la possibilité de lutter contre une maladie coûteuse, parfois mortelle. Désormais, le produit de la société est fabriqué au Canada et distribué d’un océan à l’autre.